Comment travaillerons-nous en 2021 ?

Enfin, on tourne la page de cette année 2020 ! La pandémie mondiale qui a bouleversé tous les agendas et obligé des milliards d’individus à se confiner, a aussi inscrit de nombreux changements dans nos sociétés. Elle a accéléré des tendances déjà à l’œuvre, comme la digitalisation des entreprises. Elle a généralisé des pratiques encore marginales, comme le télétravail. Elle a bouleversé des secteurs entiers : le tourisme, l’événementiel, la restauration… Quelles conséquences pour nos entreprises ? Quelles sont les tendances qui vont marquer le monde du travail en 2021 ? Onoff a sorti sa boule de cristal et compilé les prévisions de Gartner, KPMG ou encore du futurologue Bernard Marr, spécialiste des technologies et du business.

2021, tous en télétravail ?

Twitter, Facebook, Square… autant d’entreprises qui ont déjà annoncé que leurs salariés resteront en télétravail pour 2021. Et cette tendance est partie pour durer. Afin de rendre ce travail à domicile le plus efficace possible, les entreprises vont fournir tous les outils nécessaires au télétravail, afin d’améliorer la productivité de leurs collaborateurs et de les aider à séparer vie professionnelle et personnelle. Comme des ordinateurs portables, du matériel de bureau ou – pourquoi pas – des numéros de portable professionnels grâce à l’application Onoff Business 😉

Demain tous entrepreneurs ou freelance ?

Pour Stéphane Kasriel, CEO d’Upwork une plateforme de freelance, le travail en indépendant pourrait prendre une nouvelle tournure, se rapprochant de l’entrepreneuriat. En effet, le travail en freelance a explosé ses dernières années. Mais comment gagner plus d’argent quand on est freelance ? Une fois que l’on est arrivé au maximum des heures de travail que l’on peut donner, il faut bien trouver de nouvelles sources de revenus. Stéphane Kasriel voit les freelance chevronnés recruter d’autres freelance pour constituer de petites agences. Autant de petites entreprises qui pourraient se créer.

Devrons-nous tout digitaliser ?

Click & collect, commandes en ligne, événements virtuels : nombre de professions ont dû se réinventer et s’appuyer sur les outils numériques pour résister au confinement. Le mot d’ordre : rendre ses services accessibles en tout lieu. Gartner appelle cette tendance : « anywhere operations ». Pour cela, les entreprises doivent s’appuyer sur des technologies digitales. France Digitale, l’association des entreprises tech, a ainsi créé un kit pour les commerçants regroupant tous les outils utiles pour se tourner vers le e-commerce. Elle répertorie dans un kit les meilleures solutions des startups pour gérer le click & collect, améliorer sa logistique ou attirer et fidéliser ses clients.

2021, la disparition des bureaux ?

Un retour dans les bureaux est envisagé pour l’été 2021, en fonction de l’évolution de la pandémie de Covid-19. Et si l’on a hâte de pouvoir à nouveau échanger autour d’un café ou de déjeuner en équipe, cette période de télétravail obligée a modifié nos manières de travailler, montrer les bénéfices de la flexibilité et lever certaines idées reçues. Beaucoup d’entreprises envisagent la reprise avec des modèles mixant présence dans les bureaux et travail à domicile ou dans des espaces de coworking. Une tendance qui va se traduire par une diminution de la taille des bureaux. 66% des CEO interrogés par KMPG en août 2020 envisageaient de réduire la taille de leurs bureaux… Google, Cisco, Ford autant de compagnies qui se penchent sur des modèles hybrides où la présence au bureau n’est plus requise 7/7 jours.

Ainsi les spécialistes américains de l’immobilier, Cushman & Wakefield, prédisent que nos futurs bureaux seront plutôt comme des écosystèmes, des espaces agiles conçus pour la collaboration et pour favoriser l’innovation, mêlant espaces de coworking, bibliothèques, cafés et domiciles. Starbucks, par exemple, parle déjà d’hotelling pour ses espaces de travail dans lesquels les salariés pourront réserver des salles quand ils ont besoin de se retrouver. Finis les bureaux privatifs, Starkucks imagine des bureaux ressemblant plutôt à un café. Les sièges des entreprises pourraient ainsi devenir des espaces de coworking et la cohésion du groupe pourrait être assurée par l’instauration d’un fuseau horaire d’entreprise.

Vers toujours plus de data ?

Avec leur digitalisation, les entreprises génèrent un nouvel asset : des données qui représentent une véritable marchandise. À condition qu’elles soient correctement collectées et enregistrées. D’ailleurs les outils pour engranger ces données ne cessent d’augmenter. Reconnaissance faciale, localisation, eye tracking, mobilier urbain connecté : autant de solutions qui donnent lieu à une nouvelle tendance, celle dite de l’internet des comportements (IoB : Internet of Behavior). Les entreprises vont capturer, analyser, comprendre et monétiser tous types de comportements, aussi bien numériques que physiques. Bienvenue dans un monde interconnecté.

Le pendant de ces développements est une montée en puissance d’un besoin de vie privée informatique. Protéger ses données et sécuriser l’analyse que l’on sait en faire voilà pour les enjeux. Gartner prévoit le développement de technologies qui fournissent un environnement de confiance pour le traitement et l’analyse des données, des solutions décentralisées pour traiter et analyser ces data, et enfin des systèmes de chiffrement pour les protéger. Le besoin qui grandit est de partager ses données, tout en respectant la vie privée et la sécurité.

Et si nous obtenions des mini-diplômes ?

Avec le numérique, l’évolution des compétences à avoir et des technologies à connaître augmente très rapidement. Les carrières ne peuvent plus être toutes tracées après l’obtention d’un gros diplôme de fin d’études. La capacité à se former tout au long de sa vie devient un des savoir-être les plus importants. Ainsi l’entreprise de formation en ligne Udacity parle de “nanodegrees”, des mini-formations, donnant lieu à des “nanojobs”, des postes que l’on occupe pendant un laps de temps court avant de revenir en formation. Apprendre, travailler, apprendre, travailler : voici le nouveau modèle.

Le confinement a poussé les écoles et les centres de formation à modifier leur enseignement. Ils possèdent désormais une composante asynchrone, c’est-à-dire des contenus que l’on peut consulter depuis n’importe où et quand on veut, à côté de rendez-vous synchrones, en ligne avec le formateur. Ainsi le directeur de l’Essec Business School affirme que cet enseignement dual sera désormais le modèle unique de leur formation. Depuis le confinement, 48 % des formations Pôle emploi ont été transformées en formation à distance. Le nombre d’offres en distanciel sur l’application CPF a été multiplié par 2,3.

Les robots vont-ils tout faire ?

Au sein de la transformation numérique des entreprises, l’automatisation est une tendance lourde. D’après Salesforce, c’est 81% des organisations informatiques qui automatiseront davantage les tâches pour libérer du temps d’innovation à leurs équipes, dans les prochains mois.

Parmi les solutions d’automatisation, on peut distinguer deux grands types : automatiser des tâches simples, en imitant les comportements humains dans des applications, ou bien l’utilisation de logiciels pour concevoir, programmer, surveiller et gérer des scripts dans les entreprises. Dans le premier cas, on parle d’automatisation robotisée des processus (robotic process automation ou RPA). Dans le second cas, d’automatisation de la charge de travail (workload automation ou WLA).

Demain tous investisseurs ?

Le financement participatif a la cote. Déjà en 2019, le baromètre Mazars-Financement participatif France constatait une hausse de 56 % des fonds collectés en financement participatif (crowdfunding). Toutes plateformes confondues, les fonds levés représentaient 1,4 milliard d’euros. Alors que de nombreuses entreprises doivent se réinventer, utiliser ce levier est devenu une solution très intéressante.

Faudra-t-il intégrer le virtuel dans notre travail ?

Essayer un vêtement virtuellement avant d’acheter, visiter un appartement via une vidéo : les expériences virtuelles ont été d’un précieux secours avec le confinement. Ainsi la société Perfect Corp., le leader des solutions beauté tech, s’est associée à Snapchat pour proposer des expériences en réalité augmentée, notamment pour permettre d’essayer visuellement des produits de beauté. Le réseau social a aussi développé un partenariat avec Alain Afflelou pour essayer virtuellement les montures de la gamme Magic et de la dernière collection de l’enseigne. Une expérience qui a touché 2 millions de personnes et a enregistré 100 000 partages. Enfin, on peut citer l’exemple de L’Oréal qui propose un maquillage ajoutée en réalité augmentée pour vous assurer un look parfait lors de vos visioconférences. Bref, l’usage du virtuel commence à s’inscrire dans la réalité des entreprises.

Et si notre production redevenait locale ?

Autre tendance pour 2021, portée notamment par le confinement, la fermeture des frontières et la rupture de certains produits, le made in local devient un atout pour les entreprises. Il faut dire que 7 % des consommateurs déclarent essayer d’acheter des produits locaux aussi souvent que possible, tandis que, pour 10 % des Français, le pays de fabrication est le critère d’achat numéro un. Pour soutenir les producteurs locaux et les agriculteurs notamment. Mais aussi pour réduire l’impact de notre consommation sur l’environnement.

Demain, nous aurons tous une mission ?

La loi Pacte de mai 2020 permet aux entreprises de combiner recherche du profit et contribution sociétale. Alors que l’impact de l’industrie et des entreprises sur notre climat, notre démocratie ou nos liens sociaux sont tant décriés, l’ambition du gouvernement est d’encourager les sociétés à participer au bien commun. De grands noms ont déjà affiché leur ambition de devenir des entreprises à mission comme la Maif, la Camif, spécialiste de la vente en ligne de meubles, le Groupe Rocher, ou encore Alenvi, opérateur d’aide à domicile pour les personnes âgées. Pour devenir une entreprise à mission, la société doit répondre à un problème social ou environnemental identifié. En repensant leur modèle à l’aune des enjeux climatiques et sociaux, les entreprises sont encouragées à construire des modèles plus résistants, qui comprennent mieux leur écosystème, leurs fournisseurs et les chaînes logistiques.

Deviendrons-nous des experts en cybersécurité ?

En se digitalisant, les entreprises doivent aussi développer des solutions pour assurer la sécurité de leurs outils numériques et de leurs données. Un enjeu qui se complexifie en 2021. Gartner estime que les organisations ne doivent plus seulement protéger leurs données au repos mais également en transit et en cours d’utilisation.

Une tendance qui est aussi accrue notamment dans les secteurs du commerce de détail ou de la production. En effet, dans ces secteurs, les acteurs peuvent désormais, grâce au numérique, toucher directement leur client, sans intermédiaire. Cette relation direct-to-consumer (ou D2C) impose de pouvoir sécuriser ses applications.

Chez Onoff, on espère surtout une année 2021 débarassée de ce Covid-19 et marquée par un retour à la normale 😉

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